* Droits en français
Les éditeurs désireux de publier le livre en français à l'extérieur de l'Amérique du Nord (É.-U. et Canada) peuvent communiquer avec nous à l'adresse suivante:
bigpictureworld@yahoo.com


*** Si vous désirez être averti de la date de publication de « Le Code pour une éthique globale »,   s.v.p. envoyez un courriel avec la phrase « CODE en français » à
bigpictureworld@yahoo.com

 


LIVRE: LE CODE POUR UNE ÉTHIQUE GLOBALE
            La voie humaniste


1- COURTE BIOGRAPHIE DE L'AUTEUR
2- TABLE des MATIÈRES
3- PRÉFACE par Dr. Paul KURTZ
4- INTRODUCTION



1-COURTE BIOGRAPHIE DE L'AUTEUR

Rodrigue Tremblay
Tiré de Wikipédia, l'encyclopédie libre

Rodrigue Tremblay (13 octobre 1939 ) est un économiste, un homme politique et un professeur québécois. Il est un spécialiste en macroéconomique, en finances publiques et en finances internationales. Il est un auteur prolifique d’ouvrages en économie et en politique.

Natif de Matane, Québec, Canada, il obtient son baccalauréat en arts à l'Université Laval en 1961. Il obtient un B.Sc. en économie à l'Université de Montréal, en 1963, puis une maîtrise (1965) et un doctorat en économie à l'Université Stanford en 1968.

Il enseigne l'économie à l'Université de Montréal depuis 1967. Il est professeur émérite depuis 2002.

Tremblay a notamment dirigé L'Association canadienne de science économique (SCSE) (1974-75), la North American Economics and Finance Association (1986-87), le département des sciences économiques de l'Université de Montréal (1973-76), a agi comme membre du Comité de règlement des différends commerciaux créé en vertu de l'Accord de libre-échange canado-américain (ALENA) (1989-1993) et a été vice-président de l'Association internationale des économistes de langue française (AIELF), de 1999 à 2005.

Ouvrages publiés

*The Role of International Financial Flows in the International Payments Mechanism, University Microfilms, 1967
*La science économique, 1967
*L'Économique, une introduction à l'analyse des problèmes économiques de toute société, 1969
*Indépendance et marché commun Québec-USA, 1970
*Afrique et intégration monétaire, 1970
*L'Économique, problèmes et exercices, 1970
*La théorie du commerce international, 1971
*La théorie monétaire internationale, 1972
*Analyse microéconomique, 1975
*L'Économie québécoise, 1976
*L'Indépendance économique du Canada français, 1977
*La 3e Option, 1979
*Le Québec en crise, 1981
*Économie et finances publiques, 1982
*Issues in North American Economics and Finance, 1987
*Le rôle des exportations dans la croissance et le développement économique, Institut de recherches politiques, 1990
*Macroéconomique moderne, théories et réalités, 1992
*Économie et finances publiques, 1997
*Politique et Économie, 1998
*Les Grand enjeux politiques et économiques du Québec, 1999
*L'heure juste, 2001
*Pourquoi Bush veut la guerre, 2003
*Le Nouvel Empire Américain, 2004
*The New American Empire, 2004
*Le code pour une éthique globale, en préparation

Honneurs

*Boursier Université de Montréal, 1961
*Woodrow Wilson Fellow, 1963
*Ford International Fellow, Stanford University, 1964
*Prix de l'excellence en enseignement, Université de Montréal, 1998
*Professeur émérite, 2002
*Prix Condorcet, 2004


Bibliographie partielle

*Le Nouvel Empire Américain, Causes et conséquences pour les Etats-Unis et pour le monde, Rodrigue Tremblay, L'Harmattan, 2004, ISBN 2747562875
*The New American Empire, Rodrigue Tremblay, Infinity, 2004, ISBN 0741418878
*Pourquoi Bush Veut la Guerre, Rodrigue Tremblay, Les Intouchables, 2003, ISBN 2895490996
*L'Heure Juste, Rodrigue Tremblay, 2002, Stanke International, ISBN 2760408507
*Les Grands Enjeux Politiques et Économiques du Québec, Transcontinental Inc., Rodrigue Tremblay, 1999, ISBN 2894721153.

Autres sources de renseignements:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Tremblay
http://www.sceco.umontreal.ca/liste_personnel/tremblay.htm
http://www.sceco.umontreal.ca/liste_personnel/files/rtremblay/index.htm
http://www.thenewamericanempire.com/
http://www.thenewamericanempire.com/BLOG
http://www.TheCodeForGlobalEthics.com/
http://www.MoralityWithoutReligion.com
http://classiques.uqac.ca/contemporains/tremblay_rodrigue/tremblay_rodrigue.html
_________________________________________________________________
Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Rodrigue_Tremblay »


LE CODE POUR UNE ÉTHIQUE GLOBALE: La voie humaniste

RODRIGUE TREMBLAY

2- TABLE DES MATIÈRES

« Ne jamais être tout à fait certain constitue, je crois, l'essence même de la rationalité. »
Bertrand Russell (1872 - 1970), philosophe britannique

« ...nous ne devons pas et ne pouvons pas promettre un faux paradis et tracer une voie facile pour y parvenir, ni par nos pensées ni par nos actions. »
Max Weber (1864-1920), économiste-sociologue allemand

« Toute vérité passe par trois étapes. Premièrement, on l'a ridiculisé. Deuxièmement, on s'y oppose avec force. Troisièmement, elle est acceptée comme évidente. »
Arthur Schopenhauer (1788-1860)

« Je préfère connaître que croire. » (Rechercher la vérité à travers les connaissances, et non pas à travers la foi.)
Carl Sagan, astronome (1934-1996)

« La réalité, c'est ce qui demeure quand vous cessez d'y croire. » Philip K. Dick


PRÉFACE par Dr. Paul KURTZ, Président, Center for Inquiry

AVANT-PROPOS par l'auteur


INTRODUCTION

L'INFRASTRUCTURE MORALE DE TOUTE SOCIÉTÉ

CHAPITRE 1
LA DIGNITÉ NATURELLE ET L'ÉGALITÉ DE TOUS LES ÊÊETRES HUMAINS
Proclamez la dignité naturelle et l'égalité inhérente de tous les êtres humains, en tous lieux et en toutes circonstances.

. CHAPITRE 2
RESPECT POUR LA VIE ET LA PROPRIÉTÉ DES AUTRES
Respectez la vie et la propriété des autres en tout temps.

CHAPITRE 3
TOLÉRANCE ET OUVERTURE D'ESPRIT À L'ENDROIT DES AUTRES
Pratiquez la tolérance et l'ouverture d'esprit face aux choix et aux modes de vie des autres.

CHAPITRE 4
PARTAGER AVEC LES MOINS FORTUNÉS ET LES MOINS CHANCEUX
Partagez avec ceux qui ont mauvaise fortune et apportez une assistance mutuelle à tous ceux qui sont dans le besoin.

CHAPITRE 5
NE PAS EXPLOITER NI DOMINER LES AUTRES
Ne recourez pas au mensonge, au pouvoir spirituel ou au pouvoir temporel pour dominer et exploiter les autres, et proclamez le principe de l'égalité des chances pour tous.

CHAPITRE 6
RECOURIR À LA RAISON, LA LOGIQUE ET LA SCIENCE POUR COMPRENDRE L'UNIVERS
Évitez les superstitions et les chimères qui engourdissent l'esprit et qui empêchent de penser par soi-même.

CHAPITRE 7
CONSERVER ET AMÉLIORER LES RESSOURCES DE LA PLANÈTE
Préservez et améliorez l'environnement naturel de la Terre—la terre, le sol, l'eau, l'air et l'espace—en tant qu'héritage commun de l'humanité.

CHAPITRE 8
NE PAS RECOURIR À LA VIOLENCE NI AUX GUERRES
Solutionnez les différents et les conflits par la coopération en évitant de recourir à la violence et aux guerres.

CHAPITRE 9
ÉTABLIR UNE DÉMOCRATIE POLITIQUE ET ÉCONOMIQUE
Organisez les affaires publiques selon le principe de la liberté et de la responsabilité individuelles, en faisant appel à la démocratie politique et économique.

CHAPITRE 10
DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ET SES TALENTS PAR L'ÉDUCATION ET L'EFFORT
Faites en sorte de remplacer la peur et l'ignorance par l'éducation et les connaissances. Développez votre intelligence et vos talents par l'éducation et l'effort, de manière à atteindre la réalisation de soi et le bonheur, pour le mieux-être de l'humanité et des générations futures.

CHAPITRE 11
LA MISE EN PLACE D'UN COMPORTEMENT MORAL
Le rôle essentiel des gouvernements, des tribunaux et de la police.

CONCLUSION
L'AVENIR DE L'HUMANITÉ

ANNEXE:
Déclaration universelle des droits de l'homme
Les Nations Unies

BIBLIOGRAPHIE
INDEXE DES NOMS ET DES SUJETS


3- PRÉFACE par Dr. Paul KURTZ


AVANT-PROPOS par l'auteur

"Tantum aude, quantum potes" (Ose autant que peux)

« Un homme fait ce que doit—en dépit des conséquences personnelles, et malgré les obstacles et les dangers—et c'est là l'essence de toute moralité humaine. »
John F. Kennedy (1917-1963) 35ième président américain

« Le fait qu'une opinion soit largement acceptée n'est pas la preuve qu'elle n'est pas complètement absurde; en effet, compte tenu du haut niveau de bêtise humaine, une croyance à laquelle une majorité s'accroche a plus de bonnes chances d'être insensée que d'être vraie. »
Bertrand Russell (1872-1970)



Ce livre présente les grandes lignes d'une moralité globale pour tous ceux et celles qui souhaiteraient suivre ses préceptes afin de penser et vivre en tant qu'humaniste. On y trouvera la charpente d'un code moral objectif fondé sur les notions de l'humanisme rationnel et les raisons d'agir moralement dans différentes situations et circonstances dans le contexte global qui est le nôtre présentement.

Puisque notre perspective sur le monde influence comment nous nous comportons face aux autres, on doit évaluer tout code moral à partir de la façon dont ses adhérents traitent les autres et si oui ou non son application améliore la vie des gens. Si ceux qui le suivent ont peu de regard pour les autres et si leurs valeurs morales finissent par abaisser la qualité de vie d'autrui, on est en présence d'un mauvais code moral; si, par contre, ceux qui y adhèrent ont de la considération et de la compassion pour les autres, les traitent avec dignité et respect, et que cela résulte en une amélioration de la qualité de vie du plus grand nombre, on dira alors qu'il s'agit d'un bon code moral. — C'est là le test ultime et pragmatique qui repose sur des résultats concrets.

En décembre 2004, le Mouvement Laïque Québécois me décerna le Prix Condorcet de philosophie politique. À cette occasion, on me demanda de faire une courte présentation sur les origines de la moralité humaine (métaétique). Au cours de mes recherches, et après avoir consulté une foule d'ouvrages laïcs et religieux sur la question, ce qui me frappa fut de découvrir combien restreint le concept de moralité humaine a été conçu et appliqué à travers les âges. Ce qui m'étonna le plus fut le fait que dans la plupart des cas, surtout quand il s'est agi de moralité politico-religieuse, on a eu tendance à réserver l'application des principes moraux retenus à un groupe ethnique particulier, à une nation en particulier ou aux initiés d'une dénomination religieuse quelconque. Dans presque tous les cas, on ne percevait pas les principes moraux comme étant des valeurs universelles devant s'appliquer à tous les humains sans distinction de race, de langue ou de pays.

Il semblerait que le but premier des leaders politico-religieux d'autrefois fut de se servir de préceptes moraux à saveur religieuse dans le but expresse d'accroître la cohésion sociale et politique de leur groupe ou de leur communauté, et de renforcer son unité. Souvent, cependant, cela se fit en sacrifiant les relations harmonieuses avec les autres, en accentuant ce qui les distinguait des autres groupes, et parfois même en allant jusqu'à nourrir et à accentuer un sentiment d'hostilité envers d'autres communautés humaines. Cette observation m'a conduit à l'observation que les codes moraux anciens, et en particulier les codes moraux à base religieuse, laissent beaucoup à désirer si on veut s'en servir pour solutionner les problèmes modernes d'éthique. C'est qu'ils ont malheureusement été conçus pour un autre temps alors que prévalait une vison plus ethnocentrique et plus belliqueuse du monde.

Il est relativement facile de conclure de cette façon en faisant une lecture attentive des livres supposément « saints » des principales religions monothéistes ou abrahamiques: le judaïsme (la Tora), le christianisme (la Bible) et l'Islam (le Qur'an ou Coran). Dans ces trois livres que l'on prétend être le produit d'une révélation divine, on découvre, par exemple, qu'il est dit de « ne pas tuer ». Mais il est sous-entendu qu'il ne faut « pas tuer les membres de son propre groupe ». Mais pour les autres, les « non-initiés » —les voisins, les infidèles, les incroyants, les mécréants, les païens, les ennemis, tout est permis. C'est ainsi que le trouve dans le livre de Deutéronome 20:16-17 une incitation directe à commettre un génocide, et donc de tuer, à l'endroit des peuples avoisinants: « Quant aux villes de ces peuples que Yahvé votre Dieu vous donne en héritage, vous n'y laisserez pas subsister âme qui vive. Mais, vous les exterminerez complètement : les Hittites, les Amoréens, les Cananéens, les Phéréziens, les Héviens et les Yebousiens, ainsi que vous l'a commandé Yahvé votre Dieu. » On découvre de semblables incitations à la violence et à la cruauté dans le livre saint de l'Islam, le Coran. On a peut-être là l'explication première pourquoi les personnes qui sont des fanatiques religieux n'ont aucun remords à tuer ceux qu'ils considèrent leurs ennemis, ou tout individu qui ne fait pas partie de leur groupe d'initiés, quelle que soit la façon qu'ils le définissent.

Une deuxième lacune des codes moraux à base religieuse découle de la distinction qu'il y est faite entre la moralité individuelle ou privée et la moralité publique. Un type de moralité s'applique aux gens ordinaires dans leur vie de tous les jours, et une autre moralité est réservée aux personnes qui occupent des postes dans la fonction publique ou qui sont à la tête de l'état, quand ils agissent à ce titre. Un individu de ne doit pas tuer ou voler, mais un chef d'état ou un chef d'armée peut le faire impunément. Une telle distinction morale permet peut-être d'expliquer plus que toute autre pourquoi l'humanité doit encore subir des guerres meurtrières en série.

Deux exemples tirés de l'histoire récente nous aident à saisir toute la portés pratique d'une telle ambiguïté morale. Le premier met en cause le leader politico-religieux Oussama Ben Laden qui, à la tête du mouvement terroriste al-Quaida, professe entretenir deux moralités contradictoires: une viendrait du Coran l'enjoignant de « ne pas tuer »; l'autre, aussi tirée du Coran, qui l'autorise à tuer des personnes innocentes si c'est pour « la cause de Dieu (Allah) ». Le second a trait au président américain George W. Bush, un homme qui se dit profondément religieux et qui se convertit après une vie dévergondée. Cet homme se considérait sans doute « moral » dans le sens religieux du terme quand il lança son pays dans une guerre d'agression contre l'Irak, en 2003, laquelle se solda par des centaines de milliers de morts, -hommes, femmes et enfants.

D'où vient une telle moralité à la carte? Je réponds à une telle question en disant que les concepts moraux qui sont tirés de la pensée religieuse moyenâgeuse sont fondamentalement inadéquats pour les temps modernes, alors que le monde est de plus en plus intégré, que la Planète semble se rétrécir et que les problèmes planétaires requièrent des solutions planétaires. De tels codes moraux relèvent d'une autre époque, quand l'horizon géographique des regroupements humains étaient bien circonscrit et quand les règles morales de survie étaient plus rudimentaires et plus cruelles. Au cours des prochains siècles, l'humanité devra faire siennes de nouvelles normes de moralité, si elle veut accroître ses chances de survie dans ce nouveau contexte qu'est celui de la mondialisation politique, économique et culturelle. En particulier, le problème moral des changements climatiques à l'échelle de la planète posera un défi comme on en a jamais rencontré auparavant.

Une troisième lacune observée dans les codes moraux à base religieuse découle de la notion d'« enfer » qu'ils contiennent, laquelle sert à effrayer non seulement les fidèles, mais aussi à intimider et à démoniser tous ceux et celles qui refusent de se soumettre aux dictats et aux dogmes des autorités religieuses. La prolifération de telles menaces de châtiment éternel fait appel à une forte dose d'immoralité et d'injustice, parce qu'elle condamne sans appel les deux-tiers de l'humanité, soit à l'exclusion, soit à des persécutions, à des guerres de religion et même à des génocides. Il s'agit pour la moralité religieuse d'un défaut majeur, parce que l'idéologie de l'enfer, à cause de la haine qu'elle a pu susciter contre « les autres », a pu être la cause, directe ou indirecte, de millions de morts.

Une quatrième lacune d'importance des moralités religieuses découle de leur position philosophique à l'effet que l'esprit humain existe indépendamment du corps humain. L'attitude négative des églises à l'endroit du corps humain vient de cette dichotomie artificielle et erronée qu'elles établissent entre les fonctions physiologiques et cérébrales des personnes.

Face à ces notions morales contradictoires et face aux nouveaux défis que l'humanité se doit de relever, nous avons besoin d'un nouveau code d'éthique humaniste et rationnel, c'est-à-dire une vision morale qui transcende la moralité religieuse traditionnelle déficiente. Il est possible qu'aux yeux de certains, il n'est nul besoin d'insister sur des principes humanistes universels de moralité, puisqu'à premier abord ils apparaissent tellement évidents. Nous ne sommes pas d'accord. De tels principes ont besoin plus que jamais d'être réitérés et d'être présentés d'une façon ordonnée et convaincant. Ce sont des principes supérieurs à tous autres, surtout si on les compare avec l'éthique dualiste et la moralité de groupe qui découlent des systèmes moraux à base religieuse. On se doit de non seulement proclamer de tels principes humanistes de vie en société, mais on doit les comparer sans merci aux autres moralités fautives qui nous arrivent d'un passé plus ou moins lointain.

C'est la raison pour laquelle nous adoptons le style comparatif pour présenter et juger de la pertinence ou non de certains codes moraux. Cette exégèse découle directement de ma conférence d'acceptation du Prix Condorcet de philosophie politique et morale, dans laquelle j'ai présenté d'une façon pédagogique les grands principes moraux universels de la philosophie humaniste et comment de tels principes entrent en contradiction avec plusieurs des principes moraux à saveur religieuse.

Ce livre ne fait pas dans la rectitude politique, car il pose carrément les questions dans toute leur crudité et il conteste des visions philosophiques et politiques qui ont encore cours. En ce début du 21ième siècle, on ne peut plus se payer le luxe de compter sur des dieux anciens et des prophètes d'une autre époque pour nous tracer la voie de l'avenir. On doit plutôt puiser au fond de nous-mêmes pour redécouvrir les règles fondamentales pour une vie en société fondée sur la paix et la compréhension mutuelle. Nous avons besoin d'un nouveau code moral pour combler le vide moral environnant à travers le globe. —Mais attention: il faut bien savoir que la lecture de ce livre est de nature à changer votre vision des choses et votre façon d'aborder une foule de questions.


4- INTRODUCTION

INTRODUCTION:
L'INFRASTRUCTURE ÉTHIQUE DE TOUTE SOCIÉTÉ


"Vis ta vie de manière à ce que la peur de la mort ne remplisse pas ton cœur. Ne te mêle pas de la religion des autres.
Respecte l'opinion des autres et exige qu'ils respectent la tienne.
Aime la vie, perfectionne ta vie, et embellis toutes les choses dans ta vie.
Essaie d'avoir une vie longue et fructueuse et consacre-la au service de tes semblables.
Compose une noble chanson finale pour le jour du grand départ.

Prends bien soin de toujours dire un bon mot et de saluer un ami que tu rencontres ou croises au hasard, et fais de même quand il s'agit d'un étranger dans un endroit éloigné.
Fais montre de respect envers tous, mais ne rampe devant personne.
Quand tu te lèves le matin, réjouis-toi en voyant la lumière du jour, et sois content de te sentir en vie, et de jouir de tes forces.
Sois reconnaissant de pouvoir jouir de ton repas et de toutes les bonnes choses de la vie
Si tu ne vois aucune raison de te réjouir, la faute n'en tient qu'à toi.

N'abuse de rien et de personne, car l'abus fait de l'homme sage un fou et il engourdit l'esprit.
Quand viendra le moment de la mort, ne sois pas comme ceux qui sont remplis de frayeur à la pensée de mourir, et qui pleurent et prient afin d'avoir un peu plus de temps pour refaire leur vie différemment.
C'est le moment alors d'entonner ta chanson finale, et de mourir comme un héros qui rentre chez lui."
Attribué à Tecumseh, (1768-1813) –Chef indien de la tribu des Shawnees aux États-Unis


I. UN NOUVEAU CODE MORAL

Depuis que les humains vivent en groupe ou en société afin de mieux s'entraider et de mieux assurer leur survie, la question morale s'est forcément retrouvée au cœur des rapports interpersonnels. Dans ce sens, la moralité est sans doute la plus ancienne des questions philosophiques. Mais, qu'est-ce que la moralité?La moralité est une caractéristique du comportement humain; elle détermine quand une action est bonne et quand elle est mauvaise. Elle peut être générale ou spécifique. L'être humain a un sens inné de ce qui est bon ou mauvais, indépendement de tout ce qui est déité ou supernaturel. C'est son code moral de base. A titre d'exemple, les gens savent d'instinct que tuer son semblable est répréhensible et que voler les autres est mauvais. [....]


© 2000 - 2006 powered by
www.doteasy.com